Chaque automne, c’est le même moment un peu mélancolique : on sort le bateau de l’eau, on range les pare-battages, et on sait qu’il va falloir attendre plusieurs mois avant de reprendre la mer. Après douze ans à naviguer dans le Golfe du Morbihan, j’ai appris à mes dépens qu’un hivernage bâclé coûte cher, très cher. Un moteur gelé, une coque osmosée, une batterie morte, des voiles moisies : autant de surprises désagréables au moment de la remise à l’eau. Ce guide est tout ce que j’aurais voulu avoir quand j’ai commencé.
Sommaire
- Qu’est-ce que l’hivernage et pourquoi c’est indispensable ?
- Hivernage à flot ou à sec : quelle méthode choisir ?
- Étape 1 – Nettoyage complet avant l’hivernage
- Étape 2 – Entretien et hivernage du moteur
- Étape 3 – Batteries et équipements électroniques
- Étape 4 – Entretien de la carène et de la coque
- Étape 5 – Gréement, voiles et accastillage
- Étape 6 – Mouillage, ancre et guindeau
- Étape 7 – Réservoirs, tuyauteries et circuit d’eau
- Étape 8 – Protection et couverture de l’embarcation
- Étape 9 – Contrôle et entretien de la remorque
- Hivernage selon le type de bateau
- Entretien et vérifications pendant l’hiver
- Remise en route au printemps
- DIY ou chantier naval : que choisir ?
Qu’est-ce que l’hivernage et pourquoi c’est indispensable ? ⚓
L’hivernage bateau, c’est l’ensemble des opérations de nettoyage, d’entretien, de protection et de stockage réalisées en fin de saison pour préserver votre embarcation pendant les mois de faible activité. Ce n’est pas simplement “garer” le bateau quelque part : c’est lui offrir les meilleures conditions pour traverser l’hiver sans subir de dommages.
Les risques d’un hivernage mal préparé
Un gel du moteur peut fissurer le bloc ou l’embase, facture directe : plusieurs milliers d’euros. Une coque restée sale développera des osmoses plus rapidement. Un bateau mal bâché accumulera condensation et moisissures dans la cabine. Une batterie laissée à plat se sulfate et meurt en deux mois. Ce ne sont pas des cas rares, c’est ce qui arrive concrètement quand on expédie l’hivernage en une heure le samedi matin.
Quand commencer l’hivernage de son bateau ?
La règle générale : dès que les températures nocturnes descendent régulièrement sous les 5°C, les risques de gel deviennent réels. En Bretagne Sud, c’est souvent entre mi-octobre et mi-novembre. Dans le Sud de la France, on peut attendre décembre. L’idéal est d’anticiper : mieux vaut préparer son bateau trop tôt que d’être pris par une vague de froid soudaine.
Combien de temps dure la période d’hivernage ?
Selon les régions et les habitudes des plaisanciers, l’hivernage s’étend de 3 à 6 mois. Dans le Morbihan, la majorité des bateaux sortent de l’eau entre octobre et novembre, et reprennent la mer entre mars et mai. Dans les zones plus froides (Normandie, Manche), l’hivernage peut durer jusqu’à fin avril.
Hivernage à flot ou à sec : quelle méthode choisir ? 🌊
C’est la première décision à prendre, et elle conditionne toute l’organisation de l’hivernage.
Hivernage à flot
Laisser le bateau à son ponton ou corps-mort toute l’hiver est une option possible dans les ports bien abrités et sous des hivers doux. C’est pratique, ça évite les frais de manutention, et on peut intervenir facilement. Mais les risques sont plus élevés : salissures sous la flottaison, corrosion des œuvres vives, risque de gel des circuits si les températures chutent, et fatigue des amarres sous les tempêtes hivernales.
Hivernage à sec en hangar couvert
C’est la méthode qui offre la meilleure protection globale. Le bateau est à l’abri du gel, de la pluie, du vent et des UV. C’est aussi celle qui coûte le plus cher en termes de location. Idéale pour les voiliers de valeur, les semi-rigides de compétition ou tous les bateaux dont la coque nécessite des travaux de carène.
Hivernage à sec à l’extérieur sous bâche

La solution la plus répandue chez les plaisanciers. Le bateau est sorti de l’eau, calé sur chandelles ou bers dans un port à sec ou un parking nautique, puis recouvert d’une bâche. C’est un bon compromis coût/protection si la bâche est bien choisie et bien posée.
Hivernage sur remorque
Pour les petites unités (moins de 6-7 mètres), stocker le bateau sur sa remorque, dans son jardin ou dans un hangar privatif, est une solution économique et très pratique. L’accès est total, et on peut travailler dessus quand on veut pendant l’hiver.
📊 Tableau comparatif des méthodes d’hivernage
| Méthode | Coût estimé | Protection | Accessibilité | Effort personnel |
|---|---|---|---|---|
| À flot (ponton) | Faible | Moyenne | Très bonne | Faible |
| À sec en hangar couvert | Élevé | Excellente | Moyenne | Faible |
| À sec extérieur sous bâche | Moyen | Bonne | Bonne | Moyen |
| Sur remorque (privé) | Très faible | Bonne à très bonne | Excellente | Moyen à élevé |
Étape 1 – Nettoyage complet avant l’hivernage 🚤
Ne rangez jamais un bateau sale. C’est la règle numéro un. La saleté, le sel, les algues et l’humidité accélèrent la dégradation de tous les matériaux.
Nettoyage de la coque et de la carène
Dès la sortie de l’eau, nettoyez la carène au karcher ou à la brosse avant que les salissures ne sèchent. Sel, algues, coquillages et résidus d’antifouling sont bien plus faciles à retirer humides. Inspectez l’ensemble des œuvres vives en profitant que le bateau est à sec.
Nettoyage du pont, du cockpit et des surfaces intérieures
Rincez abondamment l’ensemble du pont à l’eau douce pour éliminer les cristaux de sel, qui sont hygroscopiques et maintiennent l’humidité en permanence. Nettoyez le cockpit, les bouchains, les filières et le roof avec un détergent adapté. À l’intérieur, sortez tous les coussins, tapis, vêtements, nourriture et effets personnels. Aérez la cabine plusieurs jours avant de bâcher.
Nettoyage et rangement des équipements de bord
- Gilets de sauvetage : rinçage, vérification des cartouches et stockage dans un endroit sec
- Fusées de détresse : vérification des dates de péremption
- Aussières et drosses : rinçage, séchage, rangement en lovés propres
- Ancre et chaîne : voir étape 6
- Feux de navigation : démontage et nettoyage des optiques
Produits recommandés selon les matériaux
- Polyester/GRP : dégraissant acétone, cire de protection
- Aluminium : nettoyant doux sans chlore, protection anticorrosion
- Inox : polish inox, protection contre la corrosion galvanique
- Teck : nettoyant teck oxalique, huile de teck en fin de saison
Étape 2 – Entretien et hivernage du moteur ⚓
C’est l’étape la plus critique. Un moteur gelé ou oxydé peut représenter la dépense la plus lourde de toute la saison.
Hivernage d’un moteur hors-bord
- Rincer le circuit de refroidissement à l’eau douce (5 minutes moteur tournant sur une cuve d’eau douce propre)
- Faire tourner le moteur avec un stabilisateur de carburant dans le réservoir pour traiter tout le circuit d’injection
- Vider le carburant du carburateur (sur les anciens moteurs) ou laisser tourner jusqu’à extinction
- Injecter de l’huile de protection dans chaque cylindre via les bougies (fogging oil)
- Graisser toutes les articulations, la colonne de direction, l’axe de pivot et les points de graissage
- Relever le moteur en position verticale ou l’incliner légèrement pour vidanger l’eau résiduelle
- Envelopper dans une housse respirante propre
Hivernage d’un moteur inboard
La procédure est similaire mais plus complexe car le circuit de refroidissement est intégré à la coque. Vidangez l’huile moteur, remplacez le filtre à huile et refaites le plein d’huile neuve. Rincez le circuit de refroidissement à l’eau douce puis remplissez avec un antigel moteur à base de propylène glycol (non polluant). Vérifiez les courroies, flexibles et colliers de serrage.
Conservation du carburant
- Utiliser un stabilisateur de carburant (type Star Tron ou Mercury Quickstor) dès la fin de saison
- Ne jamais laisser un réservoir à moitié plein : la condensation crée de l’eau dans le carburant
- Pour un stockage long, vider complètement ou au contraire faire le plein à 95% pour limiter la condensation
Étape 3 – Batteries et équipements électroniques ⚓
Dépose, entretien et stockage des batteries
Les batteries de plomb-acide détestent le froid et la décharge profonde. La combinaison des deux les tue en quelques semaines. La procédure correcte :
- Déposer les batteries du bateau
- Les nettoyer et vérifier les bornes (éliminer l’oxydation avec un mélange eau/bicarbonate)
- Mesurer la tension et l’état de charge
- Les stocker dans un endroit hors gel, à température stable
- Les brancher sur un chargeur de maintien (type CTEK) qui assurera des cycles d’entretien automatiques tout l’hiver
Protection des instruments électroniques
- Démontez les VHF portables, GPS portables et pilotes automatiques portables
- Protégez les écrans fixes (traceur, sondeur) avec leurs couvercles d’origine ou une housse
- Vaporisez du WD-40 contact sur les connecteurs et prises électriques
- Déconnectez le négatif de toute installation fixe pour éviter les parasites de consommation
Vérification du circuit électrique général
Profitez de l’hivernage pour inspecter les cosses, câbles et connexions. L’humidité du Morbihan en hiver est redoutable pour les circuits mal protégés. Repérez les zones d’oxydation et traitez-les avant la remise à l’eau.
Étape 4 – Entretien de la carène et de la coque ⛵
Inspection et traitement des œuvres vives
Le bateau sur chandelles, vous avez un accès total à la carène. C’est le moment d’inspecter minutieusement :
- Présence de cloques d’osmose (appuyez dessus : si du liquide sort, l’osmose est active)
- Fissures, impacts, délaminage
- État des anodes sacrificielles (à remplacer si elles sont consommées à plus de 50%)

- État des passages de coque, vannes de fond et joints de quille (pour les voiliers)
Application de l’antifouling
L’antifouling s’applique idéalement au printemps, juste avant la remise à l’eau, pour une efficacité optimale. En revanche, c’est en hiver qu’on prépare la surface : ponçage de l’ancienne couche, élimination des zones décollées, application d’apprêt si nécessaire. Laissez le travail de finition pour fin mars/début avril.
Réparation des osmoses, fissures et micro-impacts
Les petites fissures et impacts se réparent avec de la résine époxy ou du gel-coat teinté dans la masse. Les osmoses actives nécessitent un traitement plus lourd : ponçage jusqu’au tissu sain, séchage prolongé (plusieurs semaines), puis réenduction à l’époxy. Un travail que la période hivernale longue permet de mener correctement.
Étape 5 – Gréement, voiles et accastillage (voiliers) ⛵
Démontage et rangement des voiles
Les voiles ne doivent jamais être stockées humides ou sales. Rincez-les à l’eau douce, séchez-les à plat ou en les étendant avant de les plier et les ranger dans leur sac. Inspectez les coutures, les renforts de point d’amure, d’écoute et de drisse : c’est bien plus simple à faire à terre que sous pression en mer.
Hivernage du mât et du gréement
Déborder ou non le mât, c’est un choix. Dans le Golfe du Morbihan, beaucoup de plaisanciers laissent le mât en place sur les voiliers de moins de 10 mètres. Mais si vous avez des travaux de pont ou de carène importants, ou si vous naviguez dans une zone exposée aux vents hivernaux violents, il vaut mieux le déposer. Inspectez les ridoirs, les étais et haubans pour déceler les fils cassés ou les cosses usées.
Entretien des winchs, poulies et accastillage
Démontez les winchs et nettoyez les engrenages et cliquets à l’essence de dégraissage, puis lubrifiez à l’huile légère (pas de graisse épaisse). Vérifiez les poulies, retournez les cames de bloqueurs et graissez toutes les articulations. C’est fastidieux, mais un winch qui bloque en pleine manœuvre dans le raz de Groix ou dans les passes de Houat, c’est beaucoup plus problématique.
Étape 6 – Mouillage, ancre et guindeau ⚓
Nettoyage et inspection de la chaîne
Sortez l’intégralité de la chaîne de son puits et inspectez-la maillon par maillon. Cherchez les maillons déformés, amincis par usure ou corrodés. Retournez la chaîne (la partie qui entre dans le guindeau, la plus sollicitée, va se retrouver côté ancre) : c’est une astuce simple qui double la durée de vie de votre chaîne sans rien dépenser.
Entretien du guindeau
Rincez et démontez le guindeau pour accéder aux pignons et engrenages. Nettoyez, vérifiez le fusible ou le disjoncteur thermique associé, et lubrifiez selon les préconisations du fabricant. Vérifiez la fixation du guindeau sur le pont.
Étape 7 – Réservoirs, tuyauteries et circuit d’eau 🌊
Vidange et nettoyage des réservoirs
- Réservoir d’eau douce : vidanger complètement, rincer avec une solution de bicarbonate de soude, laisser ouvert pour séchage
- Réservoir de carburant : faire le plein + stabilisateur, ou vidanger complètement selon la durée de stockage
- Réservoir de eaux noires : vidanger, rincer à l’eau douce, traiter avec un produit bactériostatique
Protection contre le gel des tuyaux et vannes de coque
Les vannes de coque sont critiques : une vanne grippée ou fissurée par le gel peut causer une voie d’eau au moment de la mise à l’eau. Fermez toutes les vannes de fond, injectez un antigel alimentaire dans les circuits d’eau douce si le bateau reste en zone de gel. Retirez les durites des robinets de fond si le bateau est à l’extérieur sous des températures inférieures à -5°C.
Étape 8 – Protection et couverture de l’embarcation 🚤
Choisir la bonne bâche d’hivernage
Une bonne bâche d’hivernage doit être :
- Respirante (pour éviter la condensation et les moisissures)
- Imperméable à l’eau mais perméable à la vapeur d’eau
- Résistante aux UV et au vent (coutures et œillets renforcés)
- Bien ajustée à la forme du bateau pour ne pas se transformer en voile
Évitez absolument les bâches plastique bon marché, étanches à l’air : elles créent un effet de serre humide dévastateur.
Ventilation indispensable
Placez des déshumidificateurs à l’intérieur (granules de silice ou appareils électriques si vous avez du courant). Laissez une ventilation circulaire via les aérateurs de pont ou de cale. Dans le Morbihan, où l’humidité hivernale dépasse facilement 85%, une cabine non ventilée se moisit en deux mois.
Calage, chandelles et bers
Vérifiez que le bateau est correctement calé sur son bers ou ses chandelles : l’assise doit être stable, la coque ne doit pas se déformer sous son propre poids. Pour les voiliers à quille, les chandelles latérales sont indispensables. Positionnez-les au niveau des renforts de structure (serre-bauquière, membrures).
Étape 9 – Contrôle et entretien de la remorque ⚓
Inspection du châssis, des roues et des feux
La remorque est souvent le parent pauvre de l’hivernage. Pourtant, une remorque en mauvais état peut provoquer un accident grave sur route. Vérifiez :
- L’état du châssis (corrosion, soudures)
- Les pneumatiques (usure, pression, date de fabrication)
- Les feux de remorque (joints, ampoules ou LED)
- La rotule d’attelage et la chaîne de sécurité
Graissage des roulements et entretien du treuil
Les roulements de moyeux doivent être graissés chaque saison, surtout si la remorque est régulièrement mise à l’eau en mer (l’eau salée attaque les graisses). Démontez les tambours de frein, nettoyez et inspectez les patins. Graissez le treuil et vérifiez le câble ou la sangle.
Hivernage selon le type de bateau

Les procédures varient selon votre type d’embarcation. Voici un récapitulatif :
📊 Tableau récapitulatif par type de bateau
| Type de bateau | Points critiques | Méthode conseillée | Durée estimée |
|---|---|---|---|
| Hors-bord open/timonier | Moteur HB, batterie, bâche | À sec extérieur ou remorque | 1 à 2 jours |
| Inboard / Stern-drive | Antigel circuit refroidissement, vidange | À sec hangar ou extérieur | 2 à 3 jours |
| Voilier (quille relevable) | Gréement, voiles, quille, carène | À sec extérieur ou hangar | 3 à 4 jours |
| Semi-rigide / Pneumatique | Dégonflage partiel, nettoyage tissu, stockage | Rangement en sac ou hangar | 0,5 à 1 jour |
Hivernage d’un semi-rigide ou pneumatique
Les semi-rigides demandent une attention particulière sur le tissu Hypalon ou PVC. Nettoyez soigneusement les tubes avec un produit adapté, appliquez un protecteur UV, et stockez le bateau légèrement dégonflé (environ 0,1 bar) dans un local hors gel si possible. Ne stockez jamais un semi-rigide entièrement gonflé : les variations de température font varier la pression et contraignent inutilement les coutures.
Si vous hésitez encore sur le type d’embarcation à choisir pour vos prochaines saisons, l’article sur le choix du bateau peut vous aider à y voir plus clair.
Entretien et vérifications pendant l’hiver ⛵
L’hivernage n’est pas une opération unique et définitive. Le bateau stocké demande des visites régulières.
Que vérifier et à quelle fréquence ?
- Toutes les 2 semaines : état de la bâche (tensions, déchirures), accumulation d’eau ou de neige sur la bâche, état des amarres ou sanglons si le bateau est sur bers
- Une fois par mois : niveau de charge des batteries (sur chargeur de maintien), état de l’humidité intérieure, contrôle visuel des chandelles et du calage
- En cas de grand froid (-5°C et en dessous) : vérifier que les circuits antigel tiennent, inspecter les vannes de coque
Recharge des batteries en veille
Un chargeur de maintien intelligent (type CTEK MXS 5.0 ou similaire) est le meilleur investissement de l’hivernage : une quarantaine d’euros qui évitent de remplacer des batteries à 200/300 euros au printemps. Il surveille la charge et compense la décharge lente naturelle.
Remise en route au printemps : préparer la déshibernation 🌊
La déshibernation est aussi importante que l’hivernage. Ne remettez jamais un bateau à l’eau “à l’aveugle” après plusieurs mois de sommeil.
Check-list de remise à l’eau
- Application de la dernière couche d’antifouling (48h avant mise à l’eau)
- Vérification et ouverture de toutes les vannes de coque
- Remontage et charge des batteries
- Vérification du niveau d’huile moteur et du liquide de refroidissement
- Test des feux de navigation
- Vérification des extincteurs et matériels de sécurité
- Contrôle des dates de péremption des fusées et des équipements pyrotechniques
- Test de la VHF et du GPS
- Vérification de l’état du gréement avant de border les voiles
Vérifications de sécurité avant la première sortie
Pour votre première sortie, choisissez une journée sans vent, en restant proche du port. Testez tous les systèmes un par un : moteur, électronique, pompe de cale, feux, VHF. Ce n’est qu’après avoir validé que tout fonctionne que vous pouvez aller chercher ce mouillage forain que vous avez rêvé tout l’hiver 📸. Avant tout ça, si vous n’avez pas encore votre permis bateau, c’est aussi le bon moment pour s’y mettre.
DIY ou chantier naval : que choisir ? 🚤
Hivernage DIY : coût et matériel
Faire l’hivernage soi-même, c’est la solution la plus économique si vous avez le temps et les compétences. Comptez :
- Produits nettoyants et protecteurs : 80 à 150 €
- Bâche d’hivernage (selon taille) : 100 à 400 €
- Antigel, huile, stabilisateur carburant : 50 à 100 €
- Chargeur de maintien batterie : 40 à 80 €
- Manutention (sortie d’eau) : 200 à 600 € selon le port et la taille du bateau
- Total DIY : 500 à 1 300 € selon la taille du bateau
Confier l’hivernage à un chantier naval
Un chantier naval prend en charge l’intégralité des opérations : sortie, nettoyage, hivernage moteur, bâchage, stockage et remise à l’eau au printemps. Comptez entre 800 et 3 000 € selon la taille du bateau et les prestations incluses. L’avantage : vous êtes tranquille, et les professionnels détectent les problèmes que vous n’auriez pas forcément vus.
Ce qu’il ne faut jamais négliger, même en DIY
Quoi qu’il arrive, certaines opérations ne sont pas négociables :
- Antigel du moteur : une nuit de grand froid suffit à fissurer un bloc
- Décharge des batteries : une batterie sulfatée est perdue, pas récupérable
- Osmose : une osmose non traitée s’aggrave chaque hiver
- Aération de la cabine : les moisissures colonisent vite et dégradent durablement les textiles et le bois
L’hivernage bien fait, c’est aussi ce qui vous garantit que votre bateau sera à la hauteur quand vous repartirez chercher ce mouillage secret derrière la pointe de Kerpenhir ou dans les Glénan, caméra à la main, au premier beau week-end d’avril. 📸⚓




